Action publique pour l’environnement 9493109
Quelle action publique pour l’environnement ?
L’action publique désigne l’ensemble des interventions des pouvoirs publics (État, collectivités) pour répondre à un problème de société, ici la crise écologique.
1. La construction d’un problème public
Un problème environnemental (comme le réchauffement climatique) ne devient pas « politique » tout seul. Il doit être mis à l’agenda politique.
- Les acteurs : Plusieurs groupes participent à cette construction : les pouvoirs publics, les ONG (ex: Greenpeace), les entreprises, les experts (scientifiques du GIEC), les partis politiques et les mouvements citoyens.
- Relations complexes : Ces acteurs ne sont pas toujours d’accord. Ils entretiennent des relations de coopération (travailler ensemble sur une loi) ou de conflit (manifestations, lobbies qui s’opposent à des règles).
2. Une action à plusieurs échelles
La pollution ne s’arrête pas aux frontières. L’action publique doit donc s’articuler sur plusieurs niveaux :
- Locale : Pistes cyclables dans une ville.
- Nationale : Taxe carbone en France.
- Européenne : Marché des quotas d’émission de l’UE.
- Mondiale : Accords de Paris (COP).
3. Les outils pour agir : Avantages et Limites
Pour lutter contre les externalités négatives (quand une entreprise pollue sans payer pour les dégâts), les pouvoirs publics ont quatre outils principaux :
- La réglementation : Interdire ou imposer des normes (ex: interdiction des voitures thermiques). Limite : très rigide et coûteux à surveiller.
- La taxation (Fiscalité verte) : Faire payer les pollueurs (principe du pollueur-payeur). Limite : risque de révolte sociale (ex: Gilets Jaunes).
- La subvention à l’innovation verte : Aider financièrement les entreprises ou ménages qui polluent moins. Limite : coûte cher au budget de l’État.
- Le marché de quotas d’émission : On fixe un plafond de pollution et les entreprises s’achètent/vendent des « droits de polluer ». Limite : si le prix est trop bas, les entreprises préfèrent payer que polluer moins.
4. Les obstacles à la coopération internationale
L’environnement est un bien commun (tout le monde en profite, mais personne ne peut être exclu de son usage). Cela crée deux blocages majeurs :
- Le passager clandestin : Certains pays refusent de réduire leur pollution, espérant que les autres le feront à leur place pour profiter d’un air propre sans faire d’efforts économiques.
- Les inégalités de développement : Les pays en développement estiment injuste qu’on leur impose des règles strictes alors que les pays riches ont pollué librement pendant deux siècles pour s’enrichir.
L’essentiel à retenir : L’action publique pour l’environnement est une bataille d’acteurs pour imposer le sujet à l’agenda. Elle dispose d’outils variés (taxes, quotas, lois) mais se heurte à la difficulté de faire coopérer tous les pays à cause de la stratégie du passager clandestin.
Questions
- Comment appelle-t-on l’inscription d’un problème environnemental dans les priorités des pouvoirs publics ?
- Quel type d’acteur regroupe des organisations comme Greenpeace ou le WWF ?
- Comment appelle-t-on les scientifiques du climat qui fournissent des rapports d’experts ?
- Quel terme désigne le fait de travailler ensemble pour une loi environnementale ?
- Quel terme désigne l’opposition entre deux groupes d’acteurs (ex : ONG vs Lobbies) ?
- À quelle échelle appartient la mise en place d’une piste cyclable ?
- À quelle échelle appartient la gestion du marché des quotas d’émission ?
- Quel terme désigne les dommages environnementaux causés par une activité sans compensation financière ?
- Quel outil consiste à fixer des règles ou des interdictions strictes ?
- Quel outil financier repose sur le principe du « pollueur-payeur » ?
- Comment appelle-t-on l’aide financière versée pour encourager les technologies propres ?
- Quel instrument permet d’échanger des droits de polluer entre entreprises ?
- Comment qualifie-t-on une ressource comme l’air, dont tout le monde profite mais qui est limitée ?
- Quel nom donne-t-on au pays qui profite des efforts climatiques des autres sans agir ?
- Quel risque social peut provoquer une taxation écologique trop brutale ?
- Quel accord mondial (COP) est cité comme exemple d’action à l’échelle mondiale ?
- Quel outil est critiqué pour sa rigidité et son coût de surveillance élevé ?
- Quel facteur rend les négociations difficiles entre les pays riches et les pays pauvres ?
- Quel terme désigne l’ensemble des mesures prises par l’État pour l’écologie ?
- Quel type d’innovation cherche-t-on à financer par des subventions ?
Correction
- Mise à l’agenda
- ONG
- Experts (ou GIEC)
- Coopération
- Conflit
- Locale
- Européenne
- Externalités négatives
- Réglementation
- Taxation
- Subvention
- Marché de quotas
- Bien commun
- Passager clandestin
- Révolte sociale (ou conflit)
- Accords de Paris
- Réglementation
- Inégalités de développement
- Action publique
- Innovation verte
